Hervé Di Rosa « Mirages du monde »
La Malmaison, Cannes
17 juillet 2026 - 8 novembre 2026Cet été, la Ville de Cannes et le Centre d'art La Malmaison présentent du 17 juillet au 8 novembre 2026 l'exposition Mirages du monde consacrée aux peintures d'Hervé Di Rosa. Conçue comme un parcours en trois chapitres, l'exposition retrace plus de quarante années de création, depuis les années 1980 jusqu'aux œuvres les plus récentes, en passant par les cycles issus de ses voyages à travers le monde. Elle met en lumière la richesse d'un univers artistique en constante expansion, nourri d'influences multiples et d'un regard singulier sur les cultures visuelles. Hervé Di Rosa, Di Rosaworld, 2020. Acrylique sur toile, 215 x 155 cm © Adagp Paris 2026 Émergence d'un langage
Le rez-de-chaussée du centre d'art plonge le visiteur dans l'effervescence des années 1980, moment fondateur où Hervé Di Rosa développe un langage plastique immédiatement reconnaissable. Figures hybrides, narration foisonnante, énergie graphique et palette vive : sa peinture s'inscrit en rupture avec les codes dominants de l'époque et affirme une liberté de ton revendiquée. Nourrie par la culture populaire, la bande dessinée, l'imagerie vernaculaire et les arts dits « mineurs », elle participe à redéfinir les hiérarchies artistiques et à élargir le champ de la peinture contemporaine.Hervé Di Rosa, L'attaque de la rue du Malheur, 1984. Acrylique sur toile, 189 x 202 cm © Adagp Paris 2026
|
Voyages et dialogues Le deuxième chapitre, au premier étage, s'articule autour des nombreux voyages de l'artiste, qui constituent un axe essentiel de sa démarche : le projet Autour du Monde qui comprend 19 étapes. De l'Afrique à l'Asie, de l'Europe aux États-Unis, Hervé Di Rosa développe un travail in situ en collaboration avec des artisans et des ateliers locaux. Il y intègre techniques, matériaux et savoir-faire spécifiques, donnant naissance à des œuvres hybrides, à la croisée des traditions. Les ensembles présentés, issus notamment du Ghana, du Vietnam, du Mexique, de Séville, d'Israël, de Miami et de Paris, témoignent d'un dialogue fécond entre les cultures, où la peinture devient un véritable terrain d'échange, de circulation et de réinvention des formes. |
![]() |
| Hervé Di Rosa, Despedida de la Muñeca, 2003-2004. Acrylique sur toile 200 x 250 cm © Adagp Paris 2026 |
|
Nouveaux horizons Enfin, le dernier étage réunit un ensemble d'œuvres récentes qui prolongent et renouvellent les recherches de l'artiste. Hervé Di Rosa y explore de nouvelles formes narratives et picturales, tout en poursuivant son investigation des imaginaires globaux et des circulations culturelles. Entre continuité et transformation, ces peintures témoignent d'une œuvre en perpétuelle évolution, traversée par des mondes multiples, à la fois réels et fantasmés, et animée par une curiosité intacte pour les formes et les récits du monde. |
![]() |
|
Hervé Di Rosa, Idoles immergées, 2025. Acrylique sur toile, 111 × 206 cm. Courtoisie de l'artiste et Templon, Paris - Bruxelles - New York. Photo © Artist's studio |
|
À propos d'Hervé Di Rosa Né en 1959 à Sète, Hervé Di Rosa est une figure majeure de la scène artistique française contemporaine. Formé à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, il s'impose dès le début des années 1980 comme l'un des cofondateurs du mouvement de la Figuration Libre, aux côtés notamment de Robert Combas, Rémi Blanchard et François Boisrond. Son travail se distingue par un univers foisonnant, peuplé de figures hybrides et de récits visuels inspirés par la culture populaire, la bande dessinée, l'imagerie vernaculaire et les arts dits « modestes ». Très tôt, il développe une approche décloisonnée de la peinture, revendiquant une liberté formelle et narrative. À partir des années 1990, Hervé Di Rosa engage une série de voyages à travers le monde, au cours desquels il collabore avec des artisans locaux. Ces expériences donnent naissance à des œuvres réalisées selon des techniques et savoir-faire spécifiques à chaque région, constituant ce qu'il nomme des « œuvres en situation ». En 2000, il fonde à Sète le MIAM Musée International des Arts Modestes, dédié à la valorisation des formes artistiques populaires et marginales, en dehors des hiérarchies traditionnelles de l'art. Son œuvre s'inscrit dans une dynamique d'échange entre cultures et questionne les frontières entre art savant et art populaire. Hervé Di Rosa poursuit aujourd'hui une pratique en constante évolution, nourrie par le voyage, la rencontre et l'expérimentation. |
![]() |
| Portrait Hervé Di Rosa @ Victoire Di Rosa |





