Aude Allonville pose ses pinceaux au Bugue, là où la Dordogne inspire ses toiles, mais son âme reste marquée par ses expériences artistiques passées.
Parisienne d’origine, Aude Allonville a vécu huit ans à Londres. Danseuse, elle baigne dans l’effervescence du monde du spectacle. Cette période a profondément influencé son univers : « l’énergie britannique, ce mélange de classicisme et d’excentricité, est toujours présente dans mon travail », confie-t-elle. De retour en France, elle crée le groupe de rock À l’aise Blaise, avant de se produire en solo sur scène, avec un tour de chant de 28 chansons. La musique et la scène lui ont appris à jouer avec les émotions, à les exacerber. Un jour, à la fin d’un spectacle, elle se rend à une exposition au musée d’art moderne de Paris. « Je prends un véritable coup de poing, un coup de foudre. Une évidence s’impose à moi : je veux faire comme tous ces artistes, devenir peintre. » Son style est reconnaissable entre tous : des drapés tourbillonnants, des couleurs mélangées en fondus transparents, et des superpositions qui créent une belle profondeur. Sa série La fuite du temps en est un parfait exemple, où le surréalisme s’invite pour brouiller les frontières entre réalité et rêve. Les drapés, en particulier, sont au cœur de sa recherche. « Ils me permettent de capturer le mouvement, la richesse du détail, et cette tension entre ordre et chaos. » Chaque toile est une chorégraphie de couleurs et de lumière. « Il faut que ma peinture soit belle et terrible à la fois. Pas de joliesse, pas de superficialité, pas d’explication cohérente », tel est son mantra. Aude puise son inspiration dans des personnages décalés, à la fois poétiques et violents, toujours teintés d’une touche de folie. « Ce sont ces contrastes qui m’intéressent : la douceur et la brutalité, la poésie et le chaos. » Son processus créatif est tout aussi singulier. « Je pose souvent ma toile au pied de mon lit. Parfois, les idées me viennent la nuit, et au réveil, je sais exactement ce que je dois faire. » Une méthode qui donne à ses œuvres une dimension presque onirique, comme si chaque tableau était le fruit d’un dialogue entre conscient et inconscient. Peindre, pour Aude, c’est comme danser ou chanter : une façon de vivre intensément, sans compromis. Ses toiles, à l’huile, sont des invitations à plonger dans un univers où la beauté côtoie l’étrange. Regarder ses tableaux, c’est ressentir quelque chose, même si on ne sait pas toujours quoi. C’est ça, la magie de son art. Voir Le Musée Privé Aude Allonville Colombel Fabrice 8, route de blanquet, 24430 Coursac 06.01.32.23.51 |
Ecrits sur l'art
John LEVEE est-il un artiste connu dans le monde entier
2025-12 - Oui on peut dire que John Levee est un artiste relativement reconnu au niveau international, mais avec quelques nuances. Voici pourquoi :
Les éléments qui montrent qu’il est « connu dans le monde entier »
Pourquoi « connu dans le monde entier » a des limites avec lui
|
L’art à l’hôpital pour soigner aussi l’humain
Exposition d’Endre Rozsda texte de Julia CSERBA
|
Exposition d’Endre Rozsda Galerie Setze / Le PartKing : https://www.lepartking.com/ Jusqu’au 24 novembre 2024 En ce moment le Centre Pompidou présente une exposition de grande envergure célébrantle centièmeanniversaire dumouvement surréaliste.Si vous avez eu l’occasion de parcourir cette exposition intitulée tout simplement Surréalisme, vous avezpeut-êtreremarqué les admirables et surprenantsdessins d’Endre Rozsda, Le Rêve (c. 1960), issu des collections du MNAM et lesFemmes et animaux (1959), prêté par l’Atelier Rozsda. Ne manquez pas de visiter son exposition personnelle à la galerie Setze/ Le PartKing. Endre Rozsda est né à Budapest en 1913 et est mort à Paris en 1999. Cet artiste d’origine hongroise, peu connu du grand public mais hautement respecté dans le monde de l’art a passé plus de soixante ans de sa vie à Paris. Il vient pour la première fois en 1938, prenant conscience que « Je ne suis pas contemporain de moi », pour étudier et se familialiser avec les mouvements artistiques de son époque. Installé au quartierMontparnasse, il fait la connaissance de nombre de ses compatriotes tels que Arpad Szenes, Etienne Hajduou Brassai mais aussi de Vieira da Silva, Giacometti, Picasso et Max Ernst. Il rencontre également Françoise Gilot qui devient alors son élève et son amie pour la vie. Découvrant entre autres les œuvres de Picasso, de Dali, de Max Ernst et de Masson, il trouvele mouvement correspondant parfaitement à sa personnalité età son mode de pensée : le surréalisme. L’exposition montreaux côtés de ses quelques peintures de nombreux dessins aux techniques et d’époques différentes. En plus des traits fins et des formes faites de petites taches minutieusement élaborées, ce qui caractérise une grande partie de ses œuvres présentéesici est la mise en dérision des défauts humains,y compris les siens.En effet,nous pouvons reconnaître son autoportrait dans certaines de ses œuvres. Aussi bien ses tableaux que ses dessins portent souvent des titres ironiques, humoristiques,mais parfois tristes voire tragiques, reflétant son vécu. Image : Endre Rozsda Le Renouveau (La Mort), huile sur toile 1992 |
Jorge Arriagada Biography
Music by jorge arriagada for 41 films by RAUL RUIZ
|
Jorge Arriagada, était né le 20 août 1943 à Santiago, est un compositeur chilien installé en France. Spécialisé dans les musiques de film, il est surtout connu pour sa fidèle collaboration avec le réalisateur Raoul Ruiz. Biographie Jorge Arriagada né le 20 août 1943 à Santiago du Chili est décédé à Paris le 8 octobre 2024 - Il étudie la composition et la direction d'orchestre au Conservatoire National de Musique à Santiago. Il obtient par la suite une bourse de la part du gouvernement français lui permettant d'étudier l'expressionnisme avec Max Deutsch, élève et ami du compositeur et théoricien autrichien Arnold Schönberg. Il étudie également la composition avec Olivier Messiaen et la direction d'orchestre avec Pierre Boulez. En 1972, la Fondation Guggenheim de New York lui offre une bourse du fait de sa contribution dans le champ de la musique électronique. Installé en France depuis 1966, il y sert les films de plusieurs réalisateurs confirmés ou prometteurs, tout en composant les musiques de 44 films de Raoul Ruiz. Ses partitions pour le cinéma sont souvent des musiques symphoniques, mais aussi des pièces de musique de chambre. Il a ainsi donné sa version de la fameuse sonate de Vinteuil pour l'adaptation au cinéma du Temps retrouvé de Marcel Proust en 1999. Les genres qu'il a exploré incluent, entre autres, la musique classique, contemporaine, électroacoustique, ainsi que le jazz. En 2013 est paru chez Disques Cinémusique un CD intitulé Les Musiques de Jorge Arriagada pour les Films de Philippe Le Guay qui réunit les compositions originales de Jorge Arriagada pour Les Deux Fragonard, Les Femmes du 6e étage et Alceste à bicyclette. Il a été jury dans plusieurs festivals de cinéma, notamment à San Sebastian, São Paulo et Valencia (entre autres). Grand Prix Sacem de la Musique pour l'Image 2020. Grand Prix de la musique pour l'image pour la Sacem Source : Wikipedia Voir un autre article sur Jorge Arriagada paru sur LE MUSEE PRIVE |
|
|
Voyage dans le temps Exposition de Laurent Grasso
LA VERITE SUR LE MARCHE DE L’ART HAUT DE GAMME EN BAISSE DE 36%
|
28/04/2024 - Le marché de l’art haut de gamme avec 1,3 Md$ engrangés dans le monde ces trois derniers mois est en baisse de 36% pour le 1er trimestre 2024 par rapport au premier trimestre 2023 où l’on notait déjà un ralentissement (source Artprice). En France la chute qui est de 79% est encore plus spectaculaire avec un produit de ventes aux enchères Fine Art à 17 M$ au premier trimestre 2024 contre 82 M$ à celui de 2023. Cette importante chute des ventes n’est pas due à la diminution de lots vendus car 162000 lots ont été vendus soit seulement 1% de moins qu’en 2023 : cette baisse est due au fait que les enchérisseurs en ventes aux enchères n'achètent pas moins mais achètent à des prix moins élevés. C’est dans les adjudications millionnaires que la baisse est la plus importante, en effet on recense, en dollars frais inclus, 142 adjudications de haut niveau pour le premier trimestre 2024 contre 261 pour le premier trimestre 2023 soit une baisse de 54,4% - Le marché est en train de s'ouvrir grâce aux réseaux sociaux, au travail des galeries et des ventes des commissaires priseurs - L'importance des sites internet qui donnent envie aux jeunes de devenir collectionneurs en présentant des nouveaux artistes de talent. Transactions maximales pour les œuvres les plus abordables Cette analyse objective nous fait penser que le marché de l’art de haut niveau va baisser régulièrement – On peut penser en effet que les prix records de haut niveau vont baisser car ils n’intéressent plus les jeunes générations qui ont compris que l’on pouvait se payer des chefs d’œuvres pour des prix entre 700 $ et 12 000 $ - Par contre on va assister à une augmentation du marché de l’art mondial à moins de 12 000 $ . N’oubliez pas que Picasso au début de sa carrière avait du mal à vendre ses œuvres entre 700 et 7 000 $. La réalité du Marché de l’Art mondial passe par son accessibilité puisque 90% des transactions sont à moins de 12 000$. La croissance de la demande mondiale et l’ouverture du marché aux jeunes acheteurs via les ventes en ligne assurent une progression constante des ventes sur les segments de prix les plus abordables depuis 15 ans. L’accélération la plus remarquable concerne les œuvres les moins coûteuses, celles échangées pour moins de 1 000$ qui affluent et génèrent près de 423 000 transactions annuelles. Tirées par une croissance tout à fait exceptionnelle de +65% depuis l’accélération digitale du marché en 2020, les transactions inférieures à 1 000 $ représentent plus de la moitié des transactions mondiales (55%) et atteignent surtout un pic historique cette année. Le rapport HISCOX ARTIST TOP 100 qui classe les 100 artistes contemporains les plus performants en 2023, indique une baisse de 17% des oeuvres contemporaines vendues aux enchères. L’année est historique quant au nombre d’œuvres vendues moins de 1 000$, avec près de 423 000 transactions annuelles. L'art contemporain : un marché en pleine mutation - L’art contemporain profite de ces avancées, avec un nombre de ventes en hausse de +72% par rapport à l’avant-pandémie Distribution du marché des enchères mondial de Fine Art et NFT par gamme de prix (2023) 89% des lots vendus aux enchères à moins de 10.000 $ - (vs 84% en 2018-2019) 70% des lots vendus à moins de 2032 $ 55% des lots vendus à moins de 1000 $ - L’année est historique quant au nombre d’œuvres vendues moins de 1 000$, avec près de 423 000 transactions annuelles Source ARTPRICE 50% des lots vendus à moins de 700 $ HAUT DE GAMME 132 lots à plus de 10 m$ et 2 lots à plus de 100 m$ Patrick Reynolds |
Julia Cserba mes découvertes au deuxième Festival du Dessin d’Arles
|
Frédérik Pajak et Vera Michalski co-organisateurs et co-fondateurs du Festival du Dessin, peuvent être extrêmement satisfaits du succès de leur initiative. Après avoir accueilli 66 000 visiteurs lors du premier festival en 2023, il est fortement probable que leur objectif des 100 000 visiteurs pour cette édition de 2024 soit atteint. |
![]() |
| Félix Vallotton, L’Averse, 1894, Bois gravé sur velin |
|
Alors que l’année dernière, l’hommage était rendu à Jean-Jacques Sempé, cette année le Festival du Dessin honorait l’art de Tomi Ungerer, dessinateur français né en 1931 à Strasbourg et mort en 2019 à Cork en Irlande, plus reconnu à l’étranger que dans son pays natal. Tandis que la majorité du public français ne connaît que ses livres pour enfants, l’exposition monographique nous révèle que son œuvre est beaucoup plus variée. A partir de 1957 il s’installe pour plusieurs années à New-York. Ses dessins satiriques remportent un grand succès et sont publiés dans les revues américaines les plus prestigieuses, telles que Harper's Bazaar, Life et The New York Times. Aux États-Unis il est également apprécié comme dessinateur publicitaire et affichiste de cinéma. Ses dessins révèlent sa sensibilité pour la condition humaine. Pacifiste, il manifeste sa colère contre la violence et contre la guerre. Ses affiches contre la guerre du Vietnam et contre la ségrégation raciale américaine lui causent des ennuis. Le motif de l’affiche Black Power/White Power est devenu mondialement célèbre sans que l’auteur ne soit réellement connu par le grand public. Dans ses dessins critiques, il exprime son inquiétude à l’égard de l’énergie nucléaire, de la nuisance humaine contre l’environnement et sa désapprobation de la société de consommation. Entre 1980 et 1990 il réalise de nombreux dessins évoquant la disparition des forêts, la pollution de l’air et la crise énergétique. La série The Party accompagnée par des courts textes, nous présente la distraction mondaine et superficielle d’une certaine haute-société new-yorkaise. On peut également citer sa série poétique Es ist, wie es ist, une sorte de dialogue entre ses dessins et les poèmes de Robert Pütz, éditeur et agent publicitaire allemand. L’exposition organisée à l’espace Chapelle du Museon Arlaten offre un bel hommage à Toni Ungerer. A ceux souhaitant davantage connaître son travail réalisé à l’encre de chine, aux crayons gras de couleurs, à la gouache, ses collages et autres techniques, le Musée Tomi Ungerer – Centre international de l'illustration de Strasbourg, ouvert depuis 2007 et possédant plus de 14 000 de ses œuvres, offre une occasion idéale. |








