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À l’occasion de sa 68e édition (13-24 mai 2015), le Festival de Cannes rend hommage à Ingrid Bergman en la choisissant pour figurer sur son affiche, succédant à Marcello Mastroianni. Icône moderne, femme libre, actrice audacieuse, Ingrid Bergman fut à la fois star hollywoodienne et figure du néoréalisme, changeant de rôles et de pays d’adoption au gré de ses passions, sans jamais perdre ce qu’elle avait de grâce et de simplicité. Sur l’affiche, l’actrice d’Alfred Hitchcock, de Roberto Rossellini et d’Ingmar Bergman, qui a donné la réplique à Cary Grant, Humphrey Bogart ou encore Gregory Peck, se dévoile dans l’évidence de sa beauté, offrant un visage serein qui semble tourné vers un horizon de promesses. Liberté, audace, modernité, autant de valeurs que revendique le Festival, année après année, à travers les artistes et les films qu’il choisit de mettre à l’honneur. Ingrid Bergman, qui fut Présidente du Jury en 1973, l’encourage dans cette voie… « Ma famille et moi-même sommes très touchés que le Festival de Cannes ait choisi notre merveilleuse mère pour figurer sur l’affiche officielle, l’année du centenaire de sa naissance", déclare Isabella Rossellini. "Son exceptionnel parcours a couvert tant de pays, des petites productions artisanales européennes aux grandes machines hollywoodiennes. Maman adorait son métier d’actrice : pour elle, jouer la comédie n’était pas une profession mais une vocation. Elle disait : 'Je n’ai pas choisi de jouer, c’est le jeu qui m’a choisie.'» |
© FDC / Lagency / Taste (Paris) / Ingrid Bergman © David Seymour Estate of David Seymour - Magnum Photos / http://www.davidseymour.com |
Critique cinéma: Rembobimage
Jorge Arriagada Biography
Visage écrit un film de Daniel Schmid
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VISAGE ÉCRIT The Written Face Un film de Daniel Schmid
Un film suisso-japonais de Daniel Schmid avec Tamasaburo Bando, Han Takehara, Hakuro Sugimura, Kazuo Ohno, Yajuro Bando, Kai Shishido, Toshiya Nagasawa, Asaji Tsutakiyokomatsu, Hiroyuki Koga. |
LISBONNE STORY Un Film de Wim Wenders
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par Fabrice Venturini Entre Images et sons... Jusqu'au bout du Monde Appelé d’urgence à Lisbonne par son ami cinéaste, un ingénieur du son constate l’absence de ce dernier, dont la grande maison vide ne laisse que peu de traces de leur projet de film. Séduit par la ville et guidé par ces bribes de pellicules, il se met à sa recherche, micro en main… Wim Wenders poursuit là sa longue réflexion sur ce qu’est vivre dans l’immédiateté de nos sociétés contemporaines (ce film constituant une sorte de second volet de Jusqu’au bout du monde). Il aurait pu l’intituler Lisbonne Stories, tant tout fonctionne à la manière d’un kaléidoscope dans ce flot d’images et de sons sereins, mais avertis. Qu’est-ce que filmer, qu’est-ce que sentir, et pour quoi faire ? Telles sont les questions phare de ce film prophétique, résolument anti-vidiots (dont on peut apprécier la saveur du néologisme, autant que la nécessité). Mais Lisbonne Story est aussi un film frais, pur, et dévoué au septième art ; on y découvre le métier de cinéaste. Wenders ne nous apprend pas à voir, il nous enseigne le regard et l’écoute, en technicien de l’intuition, entre images et sons. Film germano-portugais de Wim Wenders, avec Rüdiger Vogler, Patrick Bauchau, Vasco Sequeira, Canto e Castro, Viriato José da Silva, Manoel de Oliveira. |


