CENTRE POMPIDOU RETROSPECTIVE SOULAGES 14 OCTOBRE 2009 - 8 MARS 2010

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Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective présentée du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010, l’œuvre du peintre le plus connu de la scène française actuelle, Pierre Soulages.
À la veille de son quatre-vingt dixième anniversaire, Pierre Soulages, « peintre du noir et de la lumière », est reconnu comme l’une des figures majeures de l’abstraction depuis la Seconde Guerre mondiale.

Dès 1979, le Centre Pompidou consacrait une exposition à Pierre Soulages faisant suite à celle présentée au Musée national d’art moderne en 1967,
avant l’ouverture du Centre. Retraçant plus de 60 ans de peinture, l’exposition de cet automne proposera une lecture nouvelle du travail de l’artiste en
insistant sur les développements récents de son œuvre. L’exposition rassemblera plus d’une centaine d’œuvres majeures créées de 1946 à aujourd’hui, des étonnants brous de noix des années 1947 - 1949 aux peintures des dernières années - la plupart inédites - qui manifestent le dynamisme et le renouvellement d’une œuvre toujours en devenir.conde Guerre mondiale.

La première partie de l’exposition mettra l’accent sur la période fondatrice de l’œuvre de Pierre Soulages avec un ensemble important des premières
peintures sur papier et des fameux goudrons sur verre, ainsi qu’un choix de peintures parmi les plus représentatives des années 1950 à 1970, période
la plus connue de l’œuvre de l’artiste.
En 1979, Pierre Soulages, qui peint déjà depuis plus de trente ans, aborde une nouvelle phase de son œuvre qu’il qualifiera d’outrenoir, où s’affirme la lumière
diffusée par reflets sur une surface entièrement recouverte de noir.
En se concentrant sur ce pigment unique et sur la relation du noir à la lumière, Pierre Soulages conçoit un espace pictural qui, en dépit de l’emploi d’une seule
couleur, se situe à l’opposé du monochrome dans la trajectoire de l’art moderne.
L’exposition mettra clairement en évidence cette « peinture autre » dans toute sa diversité.

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Pierre Soulages Peinture 260 x 202 cm, 19 juin 1963 Huile sur toile Collection Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne,Diffusion RMN © Adagp, Paris 2009

 


Dans la dernière partie du parcours, de grands polyptyques récents seront
installés pour certains en suspension dans l’espace.
Pour accompagner cette grande rétrospective, un important ouvrage paraîtra
aux Éditions du Centre Pompidou qui organise en janvier 2010, en collaboration
avec l’université François-Rabelais de Tours et l’INHA, un colloque international
placé sous la responsabilité scientifique d’Éric de Chassey.

2. PARCOURS DE L’EXPOSITION
EXTRAIT DU TEXTE « UN PARCOURS » DE PIERRE ENCREVÉ

Le parcours de l’exposition s’organise en deux grandes parties, la première présentant le travail de
Pierre Soulages avant 1979, la seconde après cette date. L’œuvre de Soulages est en effet marquée par
une césure très forte au début de l’année 1979, période durant laquelle le peintre passe à « une peinture
autre » pour laquelle il a forgé le terme d’outrenoir.
Le parcours s’ouvre sur un espace consacré aux brous de noix*, encres et gouaches sur papier et aux
goudrons sur verre (salle 1) et se termine par la mise en espace des grands polyptyques superposés
(salle 10). Les deux parties de l’exposition sont reliées par un lieu frontière (salle 5), passage obligé
du visiteur où s’effectue le basculement du regard d’un univers pictural à l’autre.
Depuis toujours, Pierre Soulages s’est soucié du rapport créé avec le visiteur par les conditions mêmes
de présentation et de visite. « La réalité d’une œuvre, c’est le triple rapport qui s’établit entre la chose
qu’elle est, le peintre qui l’a produite et celui qui la regarde ».1
Le parcours scénographique met en évidence les aspects majeurs des six décennies de peinture
que retrace l’exposition, et propose, pour chacun d’eux, des dispositifs qui métaphorisent partiellement
leur spécificité. L’installation et l’éclairage des œuvres ont été élaborés en étroite collaboration avec
Pierre Soulages.
A l’entrée de l’exposition, le visiteur est accueilli par l’affiche de la première exposition d’art abstrait
de l’après-guerre présentée en Allemagne, Grosse Austellung Französischer Abstrakter Malerei,
reproduisant, en négatif, un des brous de noix de Soulages de 1948.

{Vente art contemporain} {Art Paris}

Pierre Soulages Peinture 324 x 181 cm, 19 février 2009
Polyptique (4 éléments de 81 x 81 cm, superposés)
Acrylique/toile Collection particulière Archives Pierre Soulages,
Paris (photo Georges Poncet) © Adagp, Paris 2009

3. REPÈRES CHRONOLOGIQUES
1919-1940
Pierre Soulages naît le 24 décembre 1919 à Rodez (Aveyron). À partir de 1934, il peint régulièrement.
Après avoir obtenu son baccalauréat, il quitte Rodez et s’installe à Paris en septembre 1938. Il s’inscrit
à l’atelier de René Jaudon. Il visite le Musée du Louvre, l’Orangerie, le Petit Palais et les expositions
« Picasso » et « Cézanne ». Bien qu’admis à l’École Nationale des beaux-arts (Paris), il regagne Rodez.
Mobilisé en juin 1940, il est envoyé à Bordeaux puis à Nyons (Drôme) après l’armistice.
1941-1945
Démobilisé début 1941, il s’inscrit à l’École des beaux-arts de Montpellier où il rencontre Colette
Llaurens, qu’il épouse en octobre 1942. Ensemble, ils visitent le Musée Fabre. Réfractaire au STO,
il se procure des faux papiers et devient régisseur dans un vignoble près de Montpellier où il rencontre
l’écrivain Joseph Delteil, son voisin, auquel il montre ses peintures. À nouveau mobilisé en juin 1944,
il est démobilisé fin 1944.
1946-1953
Le couple s’installe à Courbevoie en 1946. En 1947, Soulages expose au Salon des Surindépendants
et se lie d’amitié avec Hans Hartung et Francis Picabia. Il emménage à Paris rue Schœlcher. En 1949,
première exposition personnelle à la Galerie Lydia Conti. Parallèlement, il conçoit les décors d’Héloïse
et Abélard pour Roger Vailland. À partir de 1950, il systématise les titres de ses œuvres : « Peinture,
dimensions, date ». En 1951, il réalise ses premières eaux-fortes à l’atelier de Roger Lacourière.
En 1952, il présente quatre toiles à la biennale de Venise et crée des décors pour La Puissance et la Gloire
de Graham Greene (jamais présentés en raison du décès de Louis Jouvet).
1954-1966
Le marchand Samuel Kootz, qui organise avec succès sa première exposition personnelle à New York
en 1954, devient son représentant américain (il lui consacre huit expositions jusqu’en 1966). En 1955,
Soulages participe à la première Documenta à Kassel (Allemagne) et expose à la Gimpel Fils Gallery
(Londres). En 1956, s’ouvre une exposition personnelle à la Galerie de France (qui sera suivie de plusieurs
autres) et, en 1957, il installe son atelier rue Galande. La même année, il se rend à New York et rencontre
de nombreux artistes américains (notamment Mark Rothko, Willem de Kooning, Robert Motherwell
et Franz Kline). Il reçoit le prix de la biennale de Tokyo en 1957. Les rétrospectives se multiplient :
à Hanovre en 1960 (itinérance en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse), à Copenhague en 1963
et à Houston en 1966.
1967-1978
En 1967, le Musée national d’art moderne (Mnam) est le premier musée français à organiser une exposition
« Soulages ». En 1968, le peintre se rend à New York, puis à Washington pour ses expositions. Il écrit
un texte théorique important pour la rétrospective Matisse, en 1970, à Copenhague. En 1974, il s’installe
dans un nouvel atelier dans le quartier Maubert (Paris 5e). Fin 1974, une grande exposition lui est consacrée
à Dakar (itinérance à Lisbonne, Madrid, Montpellier, puis en Amérique latine). À partir de cuivres de gravures
il réalise trois bronzes (1975-1977) qui sont exposés en 1977 à la Galerie de France.
1979-1993
Début d’« une peinture autre » qu’il appellera « outrenoir ». Au Centre Pompidou / Musée national d’art
moderne, Pierre Soulages reprend le principe d’accrochage des toiles dans l’espace (inauguré à Houston
en 1966), lors de l’exposition de ses peintures récentes en 1979. L’État danois commande une grande
peinture (exposée en 1982) pour le Musikhuset d’Aarhus ; un polyptyque monumental est inauguré
au Centre régional des télécommunications de Dijon en 1983. En 1984, Soulages retourne au Japon
à l’occasion de la rétrospective qui lui est consacrée. En 1987, il reçoit la commande publique des vitraux
pour l’abbatiale Sainte-Foy de Conques.
1994-2009
En 1994, après l’inauguration des vitraux de Conques, une exposition des maquettes est organisée
à Münster. Le Musée d’art moderne de la Ville de Paris présente en 1996 une rétrospective (itinérance
à Montréal et à São Paulo). En 2001, Pierre Soulages est le premier peintre vivant auquel le musée de
l’Ermitage à Saint-Pétersbourg consacre une exposition (itinérance à Moscou). En 2005, Pierre et Colette
Soulages font une donation à l’intention du futur Musée Soulages à Rodez, et une autre au Musée Fabre
à Montpellier. En 2007, sont inaugurées les salles permanentes consacrées à Soulages au Musée Fabre.
Extrait de la chronologie du catalogue, par Camille Morando, Musée national d’art moderne/service des collections historiques.

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Questions fréquemment posées >

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Entrée pour les handicapés moteurs et public non voyant rue du Renard angle Saint-Merri.

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