Critique cinéma: Rembobimage

Gobelins l'école de l’image
Entre iconologie et linguistique visuelle.

Par Fabrice Venturini.

Avec Huguette Garrel, Fabrice Venturini et une section de graphistes…


Amplification d’un projet pédagogique initié dans un cadre scolaire classique (SCOL’ART), où il s’agissait d’organiser le programme de français en séquences d’images, l’approche proposée du référentiel de français à des apprentis impression et graphisme de l’école de l’image des Gobelins est elle-même née d’une autre réappropriation : celle menée auprès d’éducateurs spécialisés dans l’accompagnement social inter institutionnel…

Gobelins : l’école de l’image incarnant l’institution idéale pour parfaire cette démarche, le formateur en français-arts visuels que je suis à présent s’attelle, au niveau d’un secteur de formation en alternance, à décomposer séquences et conduite pédagogique en autant d’anamorphoses thématiques.
Les rapports de l’image-texte de type « ou-ou » (dits paradigmatiques) ou « et-et » (dits syntagmatiques) articulent la cohérence d’unités iconico-linguistiques, pour une meilleure préhension du fait visuel, dans le cadre de formations diplômantes…

Rencontre hommage à Huguette Garrel
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Le 31 mars aura lieu un très bel hommage à l'acteur et peintre Maurice Garrel ( père du cinéaste Philippe Garrel et grand-père de Louis Garrel )...

En présence de sa femme, Huguette Garrel, Fabrice venturini présentera le documentaire inédit qu'elle a réalisé sur la carrière de son célèbre mari : un documentaire intime.

La séance se déroulera dans la salle du cinéma Agnès Varda de Joigny à 11 heures.  Y sera présenté et commenté le film...

L'après-midi sera l'occasion d'un vernissage de photographies et de peintures de l'artiste en partenariat avec la librairie locale " The Place To Be " ( tel : 09 81 06 09 98 ) , vers  15 heures.

Une journée intense donc, dédiée à l'artiste en compagnie de son épouse.

C'est aussi une belle occasion de découvrir la magnifique ville de Joigny, qui n'est qu'à une heure de Paris par la gare de Bercy.

Le cinéma demandera un tarif unique de 5 euros pour la projection.

http://www.cineode.fr/joigny/ 
http://libtheplacetobe.fr/ 

De la bouche du cheval

Cette vidéo propose des extraits du documentaire inédit d'Huguette Garrel ( qui l'a signé sous son nom de comédienne : Huguette Maillard ), concernant son compagnon de route, l'acteur et peintre Maurice Garrel.

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Par Fabrice Venturini.

Photographe, directeur artistique, proche de personnalités, concepteur, Jean-Claude Maillard déroute par sa diversité autant que par son éclectisme visuel et sa générosité. Amateur de dessin, de peinture, de cinéma et d’architecture éphémère, il aura surtout su capter l’intime de figures qui ont marqué, avec une grande acuité : François Mitterrand, Serge Gainsbourg, François Truffaut, Jacques Brel, Georges Brassens, Jean Ferrat, Jean Renoir, Francis Lemarque, Maurice Garrel, Serge Reggiani, et même…Hubert Reeves (parmi d’autres), ont tous été saisis avec une fiévreuse intelligence.
Par ailleurs auteur de livres sur Jacques Brel, Yves Montand, Julien Clerc ou encore Serge Gainsbourg, Jean-Claude Maillard, après pourtant cinquante ans de carrière, reste habité par de nombreux projets.
Tout comme ses images, il ne cesse d’énumérer l’instant. Un travail à redécouvrir…

Jean-Claude Maillard

Jean-Claude Maillard

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L’intelligence des arbres

Une esthétique métaphysique de la supériorité végétale

Par Fabrice Venturini

S’il y a un documentaire dense, précis, aussi savant que poétique à voir et à revoir, c’est bien « L’intelligence des arbres », et son corollaire «  Les trésors cachés des plantes » ; car c’est justement avec une intelligence hors pair autant que pédagogique que Peter Wohlleben et Suzanne Simard décryptent ce que nous croyons parfois être des déserts verts.

De ces déserts où même une liane égarée peut singer la forme d’une feuille croisée. Un désert où l’on apprend que l’arbre n’est pas solitaire, mais solidaire, capable d’amitié… et même de compassion, pour son voisin malade. Celui qu’on abattra, et dont on abattra, de fait, la faculté de transmission, sa mémoire.

Comme la nature humaine la plus éclairée, l’arbre cherche avant tout la différence (et non les rangées uniformes que l’homme lui inflige) : qu’il s’agisse de simples végétaux, ou d’alter ego, au risque d’en mourir…

Dans ce balai de quêtes ancestrales, les arbres-mères prennent le relais, et avertissent petits et grands congénères de dangers à venir.

Reste la musique, inaudible aux profanes, de ces cuivres verts, qui pullule sur nos têtes distraites ; quand une multitude de racines aide jusqu’à survivre la souche que l’on croit morte, mais qui ne fait que trôner sur ce réseau vertical d’arbres, conscient et vivant, dont on n’entend , encore, que les silences.

« L’intelligence des arbres »

Avec Peter Wohlleben, forestier et auteur de « La vie secrète des arbres », et l’écologiste Suzanne Simard.

L
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Fabrice VenturiniL’incontournable second rôle prolifique du cinéma français

Par Fabrice Venturini.

Décédé en juin 2011, membre de La Comédie Française, père du cinéaste Philippe Garrel et grand-père de l’acteur Louis Garrel et de l’actrice Esther Garrel, Maurice Garrel aura marqué les esprits ; jusqu’à ses nominations tardives aux Césars pour « La discrète », de Christian Vincent, et « Rois et Reine », d’Arnaud Desplechin. Sans occulter ses deux nominations aux Molières : respectivement pour « C’était bien » et « Le visiteur »…

Père nécessiteux, il fut marionnettiste. Acteur, il côtoya les plus grands : Costa-Gavras, François Truffaut, Joffé, Clément, Cavalier, Deray, Piccoli, Chabrol, Lelouch, Godard etc. Son réalisateur de fils également : Philippe Garrel.

A l’heure où ce dernier s’apprête à sortir son prochain film, à l’heure aussi où Louis Garrel incarnera Godard au cinéma, dans «  Le redoutable », de Michel Hazanavicius, la femme de Maurice Garrel, Huguette, ainsi que Fabrice Venturini, s’attellent à un projet commun : trouver un musée ou une galerie partenaire en vue d’un livre hommage et d’une exposition où s’illustrera la part méconnue du public de l’œuvre de Maurice Garrel. A savoir la trentaine de peintures qu’il laissa (et pour laquelle il n’eut pas le temps d’organiser une manifestation), des poèmes inédits, des photographies qui ne le sont pas moins, avec Albert Camus, Genet, Piccoli, et autres instantanés magnifiques…

-Appel à collaboration : merci à toute institution, musée ou galerie, qui témoignerait un intérêt à ce projet, d’en faire part à l’adresse mail suivante : venturinimage.seconde(at)gmail.com

Photo de Maurice Garrel par Huguette Garrel

Photo de Maurice Garrel par Huguette Garrel

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Beaucoup de choses ont été écrites  sur l'analyse, la fonction, le rôle, la présence de la photographie dans les films de Wim Wenders. Photographie comme métaphore ou comme métonymie, elle est partout dans son œuvre. Philippe Dubois ne dit-il pas que " tous les héros de Wim Wenders sont des professionnels du regard "... On pourrait surtout dire que le cadre est partout dans ce cinéma, sous toutes ses formes.

On sait Wim Wenders cinéaste, photographe, transcripteur de solitudes...
 
On le sait moins narrateur d’images fixes, d'imaginaires picturaux. Et pourtant, il n'y a point d'œuvre wendersienne sans commutation effective avec l'œuvre picturale d'Edward Hopper : " Nighthawks", "Early sunday morning", "Gas station", toutes ces réalisations ont en commun d'avoir métamorphosé la vision cinématographique de Wim Wenders; sans oublier la référence commune à " The Killers ", de Robert Siodmak.
 
"Alice dans les villes", "Paris Texas", "Lisbon story", " l'Etat des choses", " Faux mouvement ", ou encore " Les ailes du désir " , forment non seulement une somme artistique à elles seules, mais également un somptueux apport aux grands faits de l'histoire de l'art...

Par Fabrice Venturini

Wim Wenders Berlinale 2015
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Khaled Ghorbal  

Entre digression et cohésion, couleurs d’un humanisme d’aujourd’hui

Par Fabrice Venturini


Définir le cinéma de ce réalisateur aussi majeur que discret relève en quelque sorte de la gageure. Rares sont en effet les cinéastes  « patients » et obstinés à porter la cohésion de leur œuvre à ce degré de perfection. Khaled Ghorbal est de ceux-là. De ceux qui, comme les frères Dardenne, savent capter les ellipses, au point d’en faire des « phrasés » visibles autant qu’audibles, de par leurs vibrations éparses.
Un silence, chez Khaled Ghorbal, c’est déjà un film. Dans ce cinéma transi de territoires (désert, ville, émancipation, rencontre et renoncement), chaque objet constitue sa propre digression. L’espace du 9-3, dans «  Un si beau voyage », devient étendue vierge de sable blanc dans la seconde partie du film. La rage de «  Fatma », son deuxième long métrage, devient odyssée de l’être.«El Mokhtar » (L’Elu) enfin, son premier court métrage, met en exergue la radicalité ontologique de son objet.
En pointilliste aguerri, Khaled Ghorbal propose avec «  Zaafrane », son dernier opus, toute la palette d’une variante qui réinterroge l’ensemble d’une œuvre.
Reste à souhaiter que le cinéma français continuera d’égrener la parole et la fibre de ce cinéaste hors des sentiers battus…

Khaled Ghorbal
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Sing Street

Entre silences et chants : la gracieuse émergence

Un film de John Carney
Par Fabrice Venturini


Sélectionné au festival du cinéma américain de Deauville 2016, Sing Street propose d’habiles et émouvantes contingences à partir d’un contexte social à la fois hostile et déclencheur…

Nous sommes à Dublin, dans les années 80. Crise oblige, le sage Conor, lycéen dont les parents sont au bord du divorce, se voit contraint d’intégrer une école publique où violence et puritanisme font bon ménage. Mais la rencontre fortuite d’une «  matrice de vocation » va changer la donne…

Grâce à Raphina, Conor comprend qu’il peut maîtriser son destin. Et pour se faire, créer…un groupe ; où projections actuelles et «  futuristes » (comme il aime à le dire) génèrent une forme de résilience.

SING STREET 120h
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Rester vertical L’onirique chaos
d’Alain Guiraudie

Par Fabrice Venturini

Un homme, une route, une mise en abyme initiale cernent d’emblée le problème du cinéma. Si Damien Bonnard (Léo, dans le film) n’est pas Alain Guiraudie, il se pose, comme lui, la question de l’écriture filmique…sur un grand causse de Lozère. Errance des images et des mots, errance des corps, tout concourt à la déconstruction de la verticalité d’un âge d’homme ; paternité à la clef. A travers un montage aussi hypnotique que sensuel, et un travail de la lumière aussi onirique que naturaliste, Guiraudie construit l’improbable quête existentielle d’une « bête humaine » qui sombre peu à peu dans la misère, mais qui, face à la rencontre de loups, sait, précisément, «  rester vertical ». Auteur du très remarqué «  L’inconnu du lac », Alain Guiraudie est passé maître dans l’art d’une simplicité complexe. Le monde est vide certes, mais chaotique et protéiforme…
Un dédale formel, stylistique et philosophique à appréhender instinctivement donc ; avec le secret désir de, comme le réalisateur l’explique lui-même, «  grandir le réel, l’amener vers autre chose ».

Rester vertical d’Alain Guiraudie
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L’ECONOMIE DU COUPLE
Par Fabrice Venturini

Un film de Joachim Lafosse

Un homme, une femme, une image, une stabilité déviante, deux enfants : tels sont les ingrédients préliminaires d’un couple « défusionnel » d’aujourd’hui…
Un couple à l’économie émotionnelle, obligé de cohabiter, malgré d’éphémères tentatives de rapprochement. Après quinze ans de vie commune, Marie et Boris se séparent ; mais c’est elle qui a acheté la maison dans laquelle ils vivent avec leurs deux enfants. Boris, lui, a tout rénové ; jusqu’à ce qui a donné au domicile familial une plus-value inestimable : l’amour…

A l’heure des comptes, aucun des deux ne veut lâcher sur ce qu’il juge avoir apporté. Filmé à la lisière des «  scènes de la vie conjugale » d’un Bergman, ou dans l’antichambre du Cassavetes d’ «  une femme sous influence », l’économie du couple s’inscrit dans la longue lignée des films sur les rapports entre les hommes et les femmes.

Rien de spécifiquement novateur donc ; mais un désir supplémentaire de montrer ce désir indescriptible de dualités aussi convergentes, que divergentes…

L’ECONOMIE DU COUPLE Un film de Joachim Lafosse 
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LE MUSEE PRIVE

tél: (33) 09 75 80 13 23
Port.: 06 08 06 46 45

 
Le Musée Privé Magazine d
 

 Patrick Reynolds
Directeur de publication

  art à Paris - LE MUSEE PRIVE
 

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