Sylvana Lorenz l'esthétique de la communication

Photo contemporaine

 

 

La célèbre galeriste parisienne d'origine niçoise, Sylvana Lorenz, est aussi une artiste appartenant au groupe "Esthétique de la communication", à travers ses écrits et ses émissions de télévision, elle s'attache à parler d'art, afin de toucher le plus large public possible. Ses activités diverses ne poursuivent qu'un seul et même objectif: communiquer pour créer.
Depuis 1997, elle a initié un travail de communication artistique pour le célèbre mécène Pierre Cardin:
- Performances télévisuelles dont les plus connues ont été diffusées sur M6, dans l'émission "Zone Interdite".
- Publication d'ouvrages: "A nous deux, Paris", Flammarion 2003 et "Pierre Cardin", Calmann-Lévy 2006.
 Ces autoportraits photographiques accompagnés de poèmes font suite à ces différents travaux.

{Vente art contemporain} {Art Paris}

 

Sylvana Lorenz l

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Sylvana Lorenz, artiste de la communication.

Par Fred Forest, docteur d’Etat à la Sorbonne, professeur en Sciences de l’information et de la communication. (Juin 2007)

Marcel Duchamp nous a magistralement démontré qu’un objet usuel comme un porte-bouteille pouvait devenir, par l’alchimie du déplacement, une œuvre d’art à part entière. Quelques années plus tard, forts de ce raisonnement, nombre d’artistes ont proclamé faire de leur propre vie une œuvre d’art.

Digne héritière de ces mouvements, Sylvana Lorenz a élargi en outre son action dans le domaine de la communication à travers les médias, notamment la télévision. Sa production prend la forme de reportages télévisuels, d’articles de journaux, d’émissions de radio, de publications …dans le but de s’inscrire dans une démarche artistique. Peut-on la considérer comme une artiste ? L’intéressée elle-même le revendique. Mais cette conviction intime exige d’être partagée par les autres pour acquérir une légitimité.
Tout au long de sa trajectoire personnelle, elle s’est forgée un personnage dont elle est l’auteur exclusif. « L’objet » existe et, comme dans la démonstration de Duchamp, cet objet selon la situation et le regard qu’on lui porte peut revêtir plusieurs facettes ou identités.
Après quelques entretiens avec elle, il apparaît clairement pour moi, comme pour elle-même, que Sylvana Lorenz, sans aucun doute, peut revendiquer le statut d’artiste. Je pense que cette conviction s’est imposée progressivement à elle après une lente osmose avec le milieu de l’art dans lequel elle a continûment baigné.

Elle est peu à peu passée de l’état de gestionnaire de symboles, en tant que galeriste, à producteur de symboles, en tant qu’artiste. Son programme de galeriste était pour elle un matériau comme un autre qu’elle a forgé, exposition après exposition, s’efforçant de lui donner du sens. C’est dans ce sens qu’on peut considérer que Sylvana Lorenz est bien une artiste dans son genre. Un genre bien particulier.

Les artistes on un champ d’intervention réduit, voire dérisoire, mais cela ne les empêche pas de parvenir à l’universalité. Mondrian, par exemple, n’utilise que quelques formes et quelques lignes. Proust, ne décrit qu’un micro milieu avec ses codes étriqués. Pourtant, l’un avec trois traits et quatre couleurs, et l’autre avec une madeleine font œuvre de génie. L’action de Sylvana Lorenz, en s’exerçant uniquement dans le domaine des medias, se situe dans la même logique. En tissant des liens avec le milieu de l’art contemporain et celui des medias, SL a expérimenté une autre façon de communiquer sur l’art. Faisant fi de la manipulation qu’exercent sur elle les sociétés de production télévisuelles, l’incitant à endosser le rôle d’un personnage provocateur et scandaleux, SL loin de s’en méfier, en rajoute encore un peu.

Son cynisme, pimenté d’une liberté de langage et d’action, fait régulièrement frémir de plaisir et d’indignation la France entière. Il s’agit là d’un jeu dangereux où l’artiste n’est pas toujours maîtresse de sa propre image, ni des situations qu’elle a initiées.
Si l’on prend tout le temps nécessaire pour se pencher rétrospectivement sur l’action de Sylvana Lorenz, on finit par voir une cohérence dans sa conduite médiatique qui relève du jeu de rôle. L’art ne consisterait-il pas justement à s’extérioriser dans ce type de jeu, en se projetant dans la peau d’un autre ou en vivant des situations virtuelles?

 C’est en cela que Sylvana Lorenz a le mérite d’avoir trouvé un moyen d’expression qui lui est propre.

VIDEO SUR L'EVENEMENT GALERIE DEPARDIEU A NICE

 

LE MUSEE PRIVE

tél: (33) 09 75 80 13 23
Port.: 06 08 06 46 45

 
Le Musée Privé Magazine d
 

 Patrick Reynolds
Directeur de publication

  art à Paris - LE MUSEE PRIVE
 

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