Joanne Street

Talents Art Contemporain
 

Texte critique d'Iléana Cornéa

Joanne Street cherche à atteindre l'adéquation entre son intimité et la matière. Les questionnements plastiques la préoccupent, elle expérimente la malléabilité du matériau et les possibilités émotionnelles des couleurs.

Sa toile intitulée Casque Bleu nous fait penser à un champ de bataille turnérien. Elle teste les orangés incandescents auprès des couleurs sombres ramassés comme un nuage de poudre à canon.

L'ensemble nous parait encore réfléchi et sage, mais une belle lumière vacille incontestablement.

Joanne Street
 

artiste Joanne Street

 Joanne Street casque Bleu

Toujours dans l'exploitation des jaunes et des rouges, Moon nous révèle tout autre chose.
A l'intérieur du tableau, la matière s'épaissit, les transparences, les effacements légers, les déchirures noires, les éclats de bleu ouvrent des espaces mystérieux. "Les tensions et les attractions" pour reprendre les mots de l'artiste parviennent à l'entente, dans ces œuvres, on reconnaît les traits rieurs du bonheur.
 

artiste Joanne Street

 

 Joanne Street Moon

Est-ce que c'est la peinture qui fait découvrir à l'artiste son imaginaire ou bien c'est son imaginaire qui décide de l'orientation de sa peinture ?
 artiste Joanne Street

 

 
artiste Joanne Street
Dans Démolition, on se croirait sur un pont qui a lâché, les masses se disloquent, une grille filtre la lumière comme des jets d'eau, les blancs se répandent. Ici les couleurs froides semblent convoquées séparément, comme si elle voulait rendre compte ce qu'elles sont capables de faire dire à l'émotion.
artiste Joanne Street

 Joanne Street Démolition

Dans l'Evasion et l'Eclat, et d'une manière beaucoup plus figurative déjà, de la couleur noire, elle crée la représentation de l'eau. Une eau sombre, métallique, aux rives incertaines comme Léthé. Oniriques, ces deux toiles suggèrent une étrangeté particulière évoquent des paysages surréalistes.
 

 

artiste Joanne Street

 Joanne Street Eclat

Partie de l'abstraction, Joanne Street explore tout récemment la figure humaine.
Des corps fins, allongés, surmontés par des petites têtes rondes apparaissent comme par enchantement.
"La condition humaine me trouble", confesse - t'elle. Un par un, en couple, puis en groupe, ses personnages affirment leurs présences. L'artiste se libère, introduit l'écriture, le graffiti, coulures et démesures. 
artiste Joanne Street

La peinture humaine est encore esquissée. Le groupe l'emporte.
Il faut attendre le tout dernier travail de Joanne Street pour découvrir enfin les visages, on pourrait dire le visage en tant qu'expression de la profondeur de l'être.
Et là, tout ce qu'auparavent l'artiste "étudiait" pour ainsi dire séparément, les couleurs chaudes, les couleurs froides quasi distinctement trouvent le moment ou bien la raison de se fondre les unes dans les autres, dans l'épaisseur de la pâte et la force de l'expression.

L'artiste explique qu'elle a fait des rencontres, qu'elle a regardé des peintures de Munch et de Shiele comprenant comment la figure porte en elle la condition humaine. Son Ange Noir (si l'on peut se permettre de le nommer ainsi) est révolté, indompté terrible mais vainqueur. Il nous fait penser à l'univers expressionniste du peintre français Roger Edgar Gillet qui nous a confié un jour que "la peinture était une grimace". Parlait-il juste de la peinture ?

Ileana Cornéa 

 

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Directeur de publication

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