Lolochka huile sur toile La Mère et l'enfant

Vente d'Art Contemporain

Laurence CAIAZZO dite LOLOCHKA (née en 1957) huile sur toile "La Mère et l'enfant" de dimensions 67 x 87 cm signée en bas à droite. Lolochka est une des artistes fondateurs du groupe Art Cloche. Voir ci-dessous des éléments de sa biographie intégrée à l'histoire du mouvement Art-Cloche

Prix : 1800 EUR

Laurence CAIAZZO dite LOLOCHKA (née en 1957) huile sur toile "La Mère et l 

Lolochka “ éléments de biographie”

Lolochka née en 1957 a vécu quatre ans à Venise où elle a fait les Beaux Arts (de 1977 à 1981) parce qu'elle étouffait (j’ai tout fait ) à Paris (où elle a vu le jour et y a vécu jusqu’alors) capitale de l’art bien avant sa naissance. Depuis sa plus jeune enfance elle a toujours dessiné même dans les marges de ses devoirs de maths.

A Venise, elle a découvert au milieu des ors byzantins l’expressionnisme abstrait, le pop art américains et les performances le tout nimbé d’un certain lyrisme latin qui les rendaient à peu près supportables.

Elle nous raconte : « Comme j’ai l’esprit de l’escalier et que j’avais déjà fui Paris une première fois , quand, en 1974 j’avais pris le transsibérien pour aller au pays du Soleil levant, au Japon, c’est à Venise quelques années plus tard, en 1979, que j’ai réalisé des travaux à l’encre de Chine, gestuels, inspirés de la calligraphie extrême orientale (dont une série de dessins pour “ Le soleil et l’acier” de Mishima ). » « Mais, j’ai aussi dessiné l’histoire d’un ballon rouge, histoire sans paroles qui raconte la promenade dans Venise d’un ballon , ce qui prouve que j’y étais un peu présente quand même ».

Les travaux de cette période sont surtout en noir et blanc avec une couleur parfois, gestuels et violents. C’était une peinture un peu “exorciste”. Elle se nourrissait de Michaux (les encres sous mescaline) mais surtout des suites pour violoncelle de Bach avec lesquelles elle parcourait tous les ponts de Venise (au début des walkman).

Elle a eu entre autres professeurs Emilio Baci artiste inspiré et qui a exposé dans la collection Peggy Guggenheim, et a travaillé également dans l’atelier de Emilio Vedova (Lion d’Or d’une passée mais récente Biennale). En histoire de l’Art aux Beaux Arts, elle réalisait en fin de première année un mémoire sur la Pala d’Oro, en deuxième sur Le Greco) et, en fin d’études, une thèse sur l’Internationale Situationniste.

En 1980, à Venise, elle a travaillé avec d’autres élèves des Beaux Arts pour Donato Sartori, ( fils d’Amleto Sartori qui a ressuscité les masques de la Commedia dell’arte) lequel faisait des installations Land Art dans la cité avec du Crildé. C’était la renaissance du Carnaval parrainé par la Biennale.

Elle rentrait à Paris en 1981, son diplôme en poche et, elle montait avec Fedja Zbona, son mari et peintre slovène, “Le Diable Vert”, atelier-boutique d’inspiration Baudelairienne tempéré d’espérance (une folie charmante) où ils créèrent des masques de toute sorte après avoir commencé par ceux, alors à la mode, de la Commedia dell’arte. « On faisait des moulages aussi, des empreintes de visage, des Bacchus, des Méduses, des Gargouilles, des faunes... Et nous peignions encore et encore, une peinture si proche que les néophytes s’y méprenaient. Il avait beaucoup d’humour et un grand sens du volume ».

Aux Beaux Arts, Lolochka avait beaucoup d’amis Yougoslaves. (expo en Bosnie Herzégovine) Après le Diable Vert ce fut Art Cloche, groupement d’artistes squatters qu’elle rencontrait opportunément lorsqu’elle était en quête d’atelier. Auprès de ce groupe, elle trouvait, outre un espace de création, un milieu dynamique et international bouillonnant de créativité, une ambiance comparable à la scène artistique new-yorkaise.

Cornette de Saint-Cyr fut l’un des premiers collectionneurs à s’intéresser au groupe Art Cloche qui est entré aujourd’hui dans l’histoire de l’art, il a effectué avec succès des ventes aux enchères des œuvres de ces artistes. L'image mythique et emblématique des trois fondateurs, fait partie intégrale de la légende d'Art Cloche mouvement créé en 1980-1981. Contestés surtout par les activistes féminines venues après l'apparition des grandes figures mythiques récupérées par le groupe (Beuys - Raynaud - Debord ) . La figure des fondateurs exerçait une certaine fascination, parceque c'était eux qui avaient eut l'idée de créer UN VRAI FAUX MOUVEMENT ARTISTIQUE. Saban activiste féminine d'Art Cloche se réclamait de l'anti-Eve, elle réclamait en la personne de Lilyte un rôle fondateur à l'égal des trois macho fondateurs, B. Brelingard qui était aussi une activiste se réclamait de MAQUIS INTERNATIONAL, une association artistique née dans la résistance, Lolochka autre activiste féminine d'Art Cloche se disait nomade à la suite de Pierre Rodier.

La contestation à Art-Cloche était histoire courante. Mais, entre-temps, sa peinture avait complètement changé, la période tourmentée et assez noire du Diable Vert l’avait échaudée et rendu prudente sur la mise en circulation des signes. Superstition, mystiques ? toujours est-il qu’elle décidait de produire une peinture délibérément lisible et positive, des couleurs vives et chaudes, des visages beaux et sereins succédèrent aux cris et autres métamorphoses douloureuses, là encore, elle rejoignais Picabia « le pis que peintre, mon maître absolu et vive la peinture, vive la vie » ! Art Cloche, dit Lolochka « c’était en acte tout ce que j’aimais, la créativité, la révolte, la joie et l’humour, les marchands sont vite entrés dans le temple et les opportunistes de tout poil déguisés en artistes n’ont pas tardé à frelater ce qui s’est dissous à temps..

La rencontre avec Schurder fut très créative c’est véritablement un esprit libre c’est pourquoi je m’y enchaînais en lui faisant deux enfants. La maternité, c’est comme la peinture claire, les parisianistes snobinards n’apprécient pas. Sous contrat avec la Galerie Christine Colas, je lui proposais “Maternité “ sur “femme à l’enfant” et ça lui plaisait moins, c’est néanmoins une période que je ne renie pas. L’art et la vie sont étroitement liés et l’expérience de la maternité est quelque chose de simplement énorme que malgré les pressions du nouvel académisme ambiant j’avais envie de raconter.

J’ai persisté avec « l’abécédaire d’Igor » aquarelles que je fis pour mon fils dans le temps morcelé par mes devoirs de mère ». « Avec la Ruche de Ris ce fut un nouvel essor, plus sage, plus concentré sur un travail arrivé à maturité où je travaillais plus particulièrement le portrait, fauve, gestuel et expressionniste, d’abord pour continuer de peindre, mes modèles se retrouvaient souvent avec Igor dans les bras, les acteurs me déclamaient des tirades, les bluesmen me chantaient des blues, je brossais rapidement l’âme (toujours) lumineuse des habitants du CAES puis d’autres ».

En 1995, Lolochka abordait une phase tout à fait nouvelle avec le YI KING dont elle recopiait tous les oracles à partir desquels elle fit une série de tableaux. C’est dans le même esprit qu’elle réalisait les portraits de Daudet, Delacroix et Einstein ainsi que le paravent sur “les paravents” de Jean Genet., et un autoportrait humoristique d’après Léonard, en pied “woman power”, entouré de tous les hexagrammes du Yi King et les idéogrammes correspondant (chinois ancien) . Esprit primitif magique où la réalisation même du tableau est un rituel d’imprégnation de l’esprit de la personne représentée, le travail d’écritures, effacées, recouvertes, rendues illisibles, participe de cet esprit. Avec les emballages de bouteilles , c’est encore autre chose. Et, aussi, la réinterprétation d’oeuvres majeures de l’histoire de l’art tels l’Olympia de Manet et la Tempête de Giorgione en couleurs fauves et signes gestuels figurent parmi ses travaux.

Elle a effectué des commandes publiques qui lui ont permis de développer son travail et de proposer des grands formats que seuls les espaces publics peuvent mettre en valeur.

Lolochka peint par passion, comme tous les grands artistes, elle a besoin de créer en permanence pour notre plaisir une monde rempli de signes, de réflexions sur la vie. Ses personnages à multi-facettes nous rappellent que l’être humain est multiple et nous interrogent sur le sens de la vie. Prendre le temps de voir, c’est déjà exister.

Patrick Reynolds 

 

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